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Saint-Pétersbourg
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Indicatif téléphonique
de "Peter" : 812 (de France, composez le
00.7.812 + numéro correspondant) |
Passez
l'Ermitage aux bulbes d'or et aux façades vert pâle et vous voilà happé par
la foule incessante sur la Perspective Nevski, le cœur de la cité impériale
fondée en 1703. La ville de Pierre Le Grand s'enorgueillit d'attirer 50% des
sociétés mixtes du pays. Sur la Fontanka, des enfants de 6 ans, vendent le
journal Chance ou Kommersant aux voitures arrêtées au feu
rouge. Les "novoriches", en tailleur et Weston installent, dans les
immeubles sur les quais de la Moïka, leurs bureaux à l'épaisse moquette, aux
entrées délabrées et aux ampoules cassées.
Des coupoles d'or aux datchas où les hommes d'affaires négocient un verre
de vodka à la main, l'ex-Léningrad est entré de plain-pied dans le monde
capitaliste.
A
la fermeture du grand magasin Gostini Dvor, par dizaine, des femmes vendent des
Reebok, du Chanel, des chatons, des ampoules électriques trois fois leur prix.
Sur la perspective Nevski, le long des édifices roses, les artistes exposent
des peintures criardes de la cathédrale de Kazan ou des matriochkas à
l'effigie d'Eltsine ou de ... Donald. Assise sur une caisse en bois, une
babouchka hèle le passant: "loterie des enfants de Tchernobyl, votre
ticket pour 200 roubles !". Devant des publicités pour cigarettes "Taste
the west", des jeunes nationalistes brandissent leur drapeau jaune, blanc,
noir et vendent des badges de Staline. A 30 kilomètres de là, dans des datchas
nichées au cœur des pins se négocient de fabuleux contrats: les businessmen
trinquent à la vodka en avalant des cacahouètes importées, ces zakouski
post-soviétiques, pendant que des gaillards en costumes noirs attendent à deux
pas, assis dans des BMW noires.
Saint-Pétersbourg
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