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Le Theatre Russe


Théâtre Russe
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Le Théâtre Russe

Dom Knigui

du 10 mars au 30 mars 2000
DOM KNIGUI
(la maison des livres)

d'après MIKHAIL OSSORGUINE, VICTOR CHKLOVSKI, OSSIP MANDELSTAM, LYDIA GUINZBURG, VARLAM CHALAMOV, ANATOLI SMELIANSKI, et ANNA AKHMATOVA, MIKHAIL BOULGAKOV, ANATOLI MARIENGOF

  • mise en scène et adaptation PATRICK SOMMIER

  • direction littéraire et adaptation JEAN-CHRISTOPHE BAILLY

  • avec Réginald Huguenin, Grigori Manoukov, Laurent Manzoni, Christiane Millet, Photini Papadodyma, Marc Saporta et Laurent Wagschal (piano)

  • direction musicale Mikhaïl Alexandrov - décor Francesco Rubino - costumes Fabienne Varoutsikos - traductions: Sophie Benech, Paul Lequesne, André Markowicz, Macha Zonina

  • Coproduction: Odéon-Théâtre de l'Europe, Théâtre National de Strasbourg, MC 93 Bobigny, La Rose des Vents-Scène Nationale de Villeneuve d'Ascq, avec la participation du Théâtre National de Toulouse-Midi Pyrénées, et l'aide du Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg. Production déléguée: Thalie Production.

DOM KNIGUI (la maison des livres)

A travers l'histoire d'une librairie moscovite en partie réelle (la "librairie des écrivains" exista bel et bien à Moscou entre 1918 et 1922), en partie inventée (le spectacle en prolonge l'existence jusqu'en 1965), Dom Knigui rend hommage à la résistance des écrivains russes face au système d'oppression qu'ils eurent à subir. Une tresse de textes très divers vient donner une consistance physique au constat et au vœu exprimés par Boulgakov lorsqu'il écrivit qu'en vérité et contre toute attente les manuscrits ne brûlaient pas. Tour à tour, la faim, la répression, la guerre, les camps, mais aussi la joie de vivre, la confiance ou l'amitié viennent hanter la chambre d'échos qu'est la librairie. Une tasse de thé, des brindilles, un poêle qui ne chauffe pas bien et, bien sûr, des livres, des livres que l'on lit et que l'on ouvre, ou que l'on cache, tels sont les éléments, simples, à partir desquels le spectacle se construit, telle une spirale contrastée racontant sur un mode tantôt léger tantôt grave cinquante années d'une tragédie dont la littérature russe a écrit le chœur alarmé et poignant.

Je suis aujourd'hui dans une toile d'araignée lumineuse
Aux cheveux noirs, aux cheveux clairs et blonds -
Le peuple a besoin de lumière et d'air bleu,
De pain, il a besoin de la neige de l'Elbrouz.

Mais nul à qui je puisse demander conseil,
Tout seul j'aurais du mal à le trouver -
Et ces pierres limpides, ruisselantes,
Il n'en reste ni en Crimée, ni dans l'Oural.

Au peuple il faut un vers secrètement natal
Qui puisse le tenir en éveil
Et qu'avec la vague châtain des boucles de lin
Il se lave dans son souffle


Ossip Mandelstam


Les années de plomb auront été en Russie plus lourdes et plus nombreuses que partout ailleurs, au point que ce pays aura été, sur fond de grands chantiers et de poses héroïques, le laboratoire d'une destruction humaine sans équivalent, en tout cas quant à sa durée, à son efficacité.
Face à cet état de choses compact, pervers, destructeur, la littérature, tout au long du siècle, et dans des conditions inimaginables, aura maintenu la vie, le récit vivant des choses non dictées. Une résistance patiente, longue, tragique, d'où vient beaucoup de lumière.
Aujourd'hui, la prédiction de Boulgakov selon laquelle " les manuscrits ne brûlent pas " semble s'être réalisée : c'est sans fin que ressortent des cachettes textes et poèmes qui ne purent voir le jour, qui n'eurent droit qu'à une circulation infiniment restreinte.
Mais les modes mêmes de cette circulation (lectures privées, apprentissage par cœur de livres entiers, réseaux de manuscrits, bibliothèques sauvées, caches et transmissions) nous restituent dans toute leur force et leur précarité l'être de la littérature et son insoumission fondamentale. Et ce ne sont pas là des valeurs abstraites, mais des milliers de pas faits dans des villes obscures, terribles et pourtant aimées, ce sont des livres lus très loin dans des cabanes, ce sont aussi des manques aussi atroces que la faim.
Ce que le spectacle se propose de faire, c'est, à travers plusieurs voix venues de ce vertige et à travers plusieurs situations (par exemple la librairie Les gardiens des livres ouverte à Moscou en 1920, les camps, ou les deux sièges de Léningrad), de laisser éclore la force brute de récits qui parlent de cela, de cette faim inassouvie, de cette survie tendue, tenace, étrange.
Parce que la scène est le lieu du plein jour et de l'exposition de la littérature, nous pensons à faire de ces récits, en les entrecroisant, un théâtre de l'écoute et de la tension, bordé par le silence : des matières plutôt que des objets, une présence sonore du paysage infini où ces destins glissèrent.
Que l'homme, comme on dit couramment, "ne vive pas que de pain", c'est à ceux qui en manquèrent souvent qu'il est revenu de l'éprouver le plus durement, et de le dire.
Après la fin (des corps, des phrases, du communisme), quelque chose se souvient infiniment. Ce " souvenir " n'est pas un devoir de mémoire, mais l'acte du présent lui-même, dans le battement de la représentation.

Patrick Sommier / Jean-Christophe Bailly.


Débutant presque comme une comédie à la Lubitsch (l'improvisation de la vie dans la librairie), le spectacle glisse peu à peu vers la tragédie, traversant les années les plus sombres du stalinisme, pour entrouvrir finalement la porte par laquelle l'espoir - via la publication des textes - reviendra. Divisé par conséquent en "époques", il est guidé latéralement par un coryphée qui, extérieur à l'action proprement dite, l'introduit et la commente. Ces éléments de texte ont été écrits par Jean-Christophe Bailly.
Comportant aussi des parties musicales et chantées (répétées sous la direction de Mikhaïl Alexandrov du Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg), Dom Knigui (La maison des livres) s'articule autour de textes de Mikhaïl Ossorguine, Victor Chklovski, Ossip Mandelstam, Lydia Guinzburg, Varlam Chalamov et Anatoli Smelianski, auxquels il faut ajouter des extraits, plus brefs, d'Anatoli Mariengof, Mikhaïl Boulgakov et Anna Akhmatova.
A travers cette tresse, il s'agit moins de dénoncer une nouvelle fois un système que de donner la parole à ceux qui, de l'intérieur, lui résistèrent: à travers eux, dans des conditions extrêmes, c'est quelque chose de l'être même de la littérature qui a été sauvé et maintenu. Et les conditions mêmes de cette transmission (le secret, l'apprentissage par cœur, l'oralité, la patience, le legs) fournissent au théâtre un matériau qui le relance et lui rappelle ses origines: c'est bien un chœur disséminé qui tourne les pages de l'Histoire dans la librairie réelle-imaginaire de La maison des livres.
Conçu par Patrick Sommier et Jean-Christophe Bailly, ce spectacle procède directement des liens étroits qu'ils ont noués avec la Russie. Prenant au sérieux la réflexion de Heiner Müller selon laquelle le communisme est la tragédie du XXème siècle, ils ont tenté avec Dom Knigui d'en restituer des échos, en prenant pour fil conducteur la voix même des écrivains sur qui le piège s'est refermé.


PATRICK SOMMIER
le "Russe" du théâtre français

Inconnu du public, Patrick Sommier travaille pourtant dans les coulisses du théâtre européen depuis plus de vingt ans. Instigateur en 1995 des " Saisons françaises en Russie ", il est notamment à l'origine d'une fructueuse rencontre entre les acteurs du Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg et l'équipe de Georges Lavaudant.
Dès la fin des années 80, il s'était imposé comme l'indispensable " Monsieur Russie " de la scène française en faisant découvrir au public de notre pays les plus grands créateurs: Lev Dodine, Anatoli Vassiliev, ou Rezo Gabriadze, entre autres.
Sa passion pour le théâtre et ses métissages remonte au début des années 70, lorsqu'il découvre les troupes étrangères invitées par le Festival de Nancy, dont il devient le secrétaire général en 1977. Quatre ans plus tard, il rejoint René Gonzalez au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, puis à la MC de Bobigny, en qualité de conseiller artistique. C'est à Bobigny, où il poursuit son travail sous la direction d'Ariel Goldenberg, qu'il révèle à la scène française deux des plus fameux spectacles de Lev Dodine : Gaudeamus et Clautrophobia.
Il a travaillé avec Jean-Louis Martinelli autour de Chic Modern, résultat d'ateliers réunissant les élèves de l'école du TNS et du Théâtre d'Art de Moscou.
Enfin, en 1998, sa carrière de metteur en scène commence avec Morphine de Mikhaïl Boulgakov, que suit en 1999 un second spectacle : Miroirs noirs d'Arno Schmidt.

JEAN-CHRISTOPHE BAILLY
Il fonde et dirige les revues Fin de siècle (1974-1977) et Aléa (1981-1989) chez Christian Bourgois éditeur, maison dans laquelle il dirige à partir de 1984 la collection "Détroits" (35 titres parus). Chez Hazan, directeur littéraire de 1983 à 1987, puis directeur de la collection d'histoire de l'art "35/37" (15 titres parus).
Débute ses activités théâtrales en 1983, avec la création des Céphéides, mises en scène par Georges Lavaudant dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes, lors du Festival d'Avignon.
Georges Lavaudant montera ensuite Le régent (TNP, 1987) et Pandora (TNP, 1992). Ensemble, ils montent Phèdre, de Racine, en Inde, à Bhopal, puis, avec Michel Deutsch et Jean-François Duroure, le spectacle Lumières (TNB, 1995), ainsi que sa version russe,Otsviety,(Reflets), au théâtre Maly de Saint-Petersbourg en 1996. D'autre part, il travaille régulièrement depuis 1986 avec Gilberte Tsaï et a collaboré à la plupart de ses spectacles, notamment Turbulences, Voyage en Chine intérieure, Tableaux impossibles, La main verte, Fuocchi sparsi (à Parme en 1994). Leur dernier spectacle Noces de Bambou, vient d'être créé à la Ferme du Buisson.
A travaillé également avec Klaus Michael Grüber et Gilles Aillaud à Milan (Piccolo Teatro, 1988, La medesima strada). Premiers textes sur l'architecture, l'urbanisme et le paysage au début des années 80. Participe au comité de rédaction de la revue Lumières de la ville de 1991 à 1993. Colloques, conférences et jurys d'architecture. Réunit en 1992 ses textes portant sur le sujet sous le titre La ville à l'oeuvre (J. Bertoin éditeur).

Ouvrages publiés:

Essais: La légende dispersée, anthologie du romantisme allemand (UGE 10/18, 1976), Le 20 janvier (Bourgois, 1980), Le paradis du sens (Bourgois, 1986), La fin de l'hymne (Bourgois, 1991), La comparution (avec Jean-Luc Nancy, Bourgois, 1991), La ville à l'oeuvre (J. Bertoin, 1992), Adieu, essai sur la mort des dieux (éd. de l'Aube, 1993), Le propre du langage, voyage au pays des noms communs (éd. du Seuil, 1997).

Récits: Beau fixe (Bourgois, 1985), Description d'Olonne (Bourgois, 1992, Prix France-Culture), Le maître du montage (avec Jacques Monory, Joca Seria, 1996).

Poésie: Défaire le vide (Bourgois, 1974), L'étoilement (Fata Morgana, 1978), L'oiseau Nyiro (La Dogana, 1991).

Théâtre: Les Céphéides (Bourgois, 1987), Le Régent (Bourgois, 1987), La medesima strada (avec G. Aillaud et K.M. Grüber, Bourgois, 1988), Phèdre en Inde (journal, Plon, 1990), Pandora (Bourgois, 1992), Fuocchi sparsi (Teatro Festival Parma, 1994), Lumières (avec G. Lavaudant, M. Deutsch, et J.F Duroure, Bourgois, 1995).

Essais sur l'art, monographies: Monory (Maeght, 1979), Duchamp (Hazan, 1984), Kowalski (Hazan, 1988), Mine de rien (sur Gilles Aillaud, Galerie de France, 1988), Regarder la peinture (Hazan, 1992), Route Nationale 1 (avec Bernard Plossu, C.R.P. Nord-Pas de Calais, 1992), Schwitters (Hazan, 1993), Dorothea Tanning (Braziler, New York, 1995), Le stade Charléty de Bruno et Henri Gaudin (éd. du Demi-Cercle, 1995), L'apostrophe muette, essai sur les portraits du Fayoum (Hazan, 1997).


Les comédiens

REGINALD HUGUENIN
Au théâtre, il a notamment travaillé avec Daniel Benoin, Michel Fagadau, Jacques Toja, Gérard Desarthe (Le Cid de Corneille), Jorge Lavelli (Opérette de Gombrowicz) ou Yves Beaunesne (L'Eveil du printemps de Wedekind). Depuis 1993, il est de presque tous les spectacles de Laurent Pelly, dont Peines d'amour perdues de Shakespeare. Dernièrement, sous la direction de Gérard Desarthe, il a joué dans Le partage de midi de Claudel.
Au cinéma, il a tourné entre autres avec Arnaud Desplechin, Jacques Rivette, Agnès Jaoui, ou enfin Jeanne Labrune. Il a également tenu des rôles dans de nombreux téléfilms.

GRIGORI MANOUKOV
Ancien élève de l'école dramatique du Théâtre d'Art de Moscou, Grigori Manoukov travaille en France depuis 1992. En Russie, dès sa sortie de l'école en 1983, il a joué dans des pièces de Tchekhov, Gorki, Lermontov, Harms, etc. En France, son répertoire s'étend à Gregory Motton, Eugène Ionesco, Heiner Müller (mis en scène par Alain Barsacq), ou dernièrement Vivre d'Arthur Schnitzler (mis en scène par Max Denes). Au cinéma, il a tourné avec des réalisateurs russes ainsi que dans Est-Ouest, de Régis Wargnier.

LAURENT MANZONI
Depuis sa sortie de l'école nationale du TNS, nombreux sont les metteurs en scène avec lesquels il a travaillé: Stuart Seide, Jean Dautremay, Daniel Mesguich, Philippe Sireuil, Jacques Kraemer, Jean Lacornerie, Sophie Rappeneau, Sophie Loucachevsky et Jean-François Peyret (en tant qu'acteur permanent du Théâtre-feuilleton créé au Petit Odéon), Alain Milianti, Georges Lavaudant (Le Roi Lear de Shakespeare), Lukas Hemleb (Voyage dans le chaos, montage de textes russes), Jean-Louis Martinelli... Son dernier spectacle: Le Misanthrope de Molière, sous la direction de Jacques Lassalle.

CHRISTIANE MILLET
Au théâtre, Christiane Millet a travaillé avec Stuart Seide, Gabriel Garrand, Jean-Louis Jacopin, André Engel, Murielle Mayette, Luc Bondy, Michel Deutsch… Derniers spectacles: L'Anniversaire de Harold Pinter (mis en scène par Stuart Seide), Lit nuptial de Serge Belbel (mis en scène par Jean-Louis Jacopin), Amoureuse de Porto Riche (mis en scène par Gilles Cohen). Au cinéma, elle a tourné avec Philippe Labro, Jean-Pierre Denis, Pascal Thomas, ainsi que dans le dernier film d'Agnès Jaoui, Le goût des autres, qui sortira prochainement.

PHOTINI PAPADODIMA
Ancienne élève du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique,elle a travaillé depuis 1996 avec Mathias Langhoff, Michel Deutsch, Michèle Foucher, entre autres. Parmi ses derniers spectacles, citons : Turing Machine de Jean-François Peyret, Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac, mis en scène par Philippe Adrien.

MARK SAPORTA
Au théâtre, il a débuté avec Stuart Seide dans Quelques pages du quatuor d'Alexandrie, d'après Laurence Durrell, et avec Jacques Lassalle dans Léonce et Léna, de Büchner, deux spectacles de sortie de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique de Strasbourg, Depuis, il a surtout travaillé avec Daniel Mesguich (Titus Andronicus, L'Antiphon) et Jacques Lassalle (L'homme difficile, Tout comme il faut , Le Misanthrope, entre autres spectacles).

LAURENT WAGSCHAL - piano
Laurent Wagschal débute ses études musicales à l'Ecole Nationale de Musique d'Annecy avant d'entrer au Conservatoire Nationale Supérieur de Musique de Paris dans la classe d'Yvonne Loriod, puis de Michel Beroff où il obtient, en 1992, un premier prix de piano et un premier prix, à l'unanimité, de musique de chambre. Ses qualités de musicien l'amènent à se produire en soliste dans différents orchestres et de nombreux festivals et à participer fréquemment à des émissions sur France Musique et France Culture ; également passionné de musique de chambre, il est distingué, avec ses partenaires, dans plusieurs concours internationaux ce qui le conduit à réaliser plusieurs enregistrements sur disque compact (Beethoven, Brahms, Fauré…).


Le décor

FRANCESCO RUBINO
Francesco Rubino est né en Sicile et vit à Vérone. Peintre, illustrateur, journaliste, il est l'auteur de nombreuses bandes dessinées publiées en France, en Italie, en Espagne. Il travaille pour le cinéma et l'édition. Ont été notamment édités Vita e morte del brigante Bobini detto Gniche (Lato Side, 1980), 24 heures dans la guerre d'Espagne, Casterman (coll. A suivre) 1981), Garimperos, Casterman (Coll. Corto, 1987), Nina, Casterman (coll. Corto, 1988), Selva Pinta, Casterman (coll. Corto, 1989). Au cinéma, en tant qu'acteur ou scénographe, il a participé à Non chiamarmi Omar, d'Altan et Staino (sélection du Festival de Venise 1992), et à I ragazzi della notte, de R.J. Cala (présenté au festival du nouveau cinéma latino-américain).

 

 

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